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mis à jour le 1er mai 2012
TEXTES PUBLIES:
Déminage de la Sécurité Civile:
Dépollution Pyrotechnique:
Missions
FRANCE
Morgat. Un geyser, et l'obus part en fumée
Chavagne. Des obus abandonnés près d’un conteneur à bouteilles
Des obus explosés au large du Frioul
Trois obus de mortier découverts dans une benne de la déchèterie de Guînes
HEROUVILLE:La bombe désamorcée en moins d'une heure
Hérouville: désamorçage terminé
Châteaubriant. Un obus actif de 7 kg au lycée Môquet-Lenoir : 350 élèves évacués
Le Conquet. La bombe sera désamorcée mardi
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Michel Sztuka, un démineur, montre le mécanisme d’une fusée d’amorçage identique qu’il faudra démonter sur la bombe du Conquet.
Environ 650 personnes vont devoir évacuer leur habitation, mardi matin, au Conquet (Finistère), pour permettre le désamorçage d’une bombe. L’engin, une bombe américaine de 100 livres (50 kg, dont 25 kg d’explosif) de la Seconde Guerre mondiale, a été trouvé, le mardi 10 avril, dans un champ par un agriculteur qui labourait au lieu-dit Mezou Milin Avel. Un périmètre de sécurité de 470 m a été mis e place. Cette zone interdite durant l’opération devra être évacuée pour 8 h 30 au plus tard. Selon les démineurs du centre de déminage de Brest, l’opération s’annonce « simple », même s’ils ne banalisent jamais la neutralisation d’une bombe. Ils devront ôter l’unique fusée d’amorçage située à l’arrière de l’engin. L’opération proprement dite devrait commencer à 10 h et durera une heure s’il n’y a pas de complication.
Deux obus retrouvés dans une maison à Angers
En déménageant la maison de leur père qui venait de décéder, ils sont tombés sur deux obus datant de la seconde guerre. Rue de la Traversière, à Angers.
Hasard, l’un des enfants est un ancien militaire qui a travaillé… dans le déminage. Ni une ni deux, il les déplace et les met en sécurité dans une remise. « Mieux vaut être spécialisé car, oui, ça peut exploser », dit-on au commissariat d’Angers.
Les démineurs de la Sécurité civile vont intervenir ces prochains jours.
Découverte de grenades
Publié le 20.04.2012, 07h00
Castelmaurou. La délicate destruction de fusées anti-grêle
Courant mars, dix fusées retrouvées dans les hagars ont été ramenées à la mairie. Ces engins, comprenant une charge d'explosif pouvant entraîner des blessures importantes voire la mort par manipulation sans précaution, ont été détruits par explosion par le service de déminage spécialisé.
Il faut avertir la mairie
Sensibilisé par cette découverte, le conseil municipal fait appel à la responsabilité de tous et demande aux Castelmaurousiens qui seraient encore détenteurs de tels engins de les signaler en mairie.
« Non, on ne jette pas les vieilles munitions à la décharge... »
vendredi 13.04.2012, 05:01 - L. R.
Sébastien Duquesne, du site de déminage.
Mercredi soir, le gardien de la déchetterie de Guînes a signalé la présence de munitions dans une benne. Les démineurs sont intervenus une première fois dans la soirée avant de revenir sur place hier matin. « Il s'agissait de munitions d'exercices, qui n'étaient plus dangereuses », explique Sébastien Duquesne, chef du site de déminage basé à Calais. ...
Est-il fréquent de retrouver des munitions dans les déchetteries ?
« Oui. Les personnes s'en débarrassent de la sorte. Elles pensent que ces engins, parce qu'ils étaient dans la maison depuis des années ne représentent plus aucun danger. Alors on les jette. »
Quelle est la procédure ?
« Quand quelqu'un trouve une munition, même la moindre cartouche, il est impératif d'appeler les forces de l'ordre ou la mairie qui connaissent la procédure à suivre. C'est à nous d'intervenir, même pour une "simple" cartouche. En aucun cas il faut manipuler l'engin. »
Même une cartouche ?
« Oui, car certains obus ont la taille d'une grosse cartouche. De nombreuses personnes, quand elles rachètent une maison par exemple, ou héritent, retrouvent des vestiges de la guerre dans les greniers, sur une cheminée. Il ne faut pas les manipuler mais alerter. L'opération est très rapide et nous prenons en charge les munitions gratuitement car nous sommes un service public. »
À Guînes, de quoi s'agissait-il exactement ?
« De munitions d'exercices. Le genre de "souvenirs" que l'on ramenait à l'époque du service militaire. L'employé de la déchetterie a eu un bon réflexe. Nous avons fouillé toute la benne afin de nous assurer qu'il n'y avait pas de vraies munitions, encore chargées. » •
HOMMAGE à RAYMOND AUBRAC
Jacques Vistel, président de la Fondation de la Résistance, a prononcé un hommage à Raymond Aubrac lors de la cérémonie du lundi 16 avril 2012 dans la cour d’honneur des Invalides à Paris.
Monsieur le Président de la République, chère famille Aubrac, chers amis.
En ce lieu de mémoire et de grandeur, depuis plus de trois siècles, la France honore ceux de ses fils qui l’ont servi et ont risqué leur vie pour elle. Il y a cinq
ans, presque jour pour jour, nous entourions Raymond Aubrac dans l’hommage que la Nation rendait à Lucie, Lucie, qu’il rejoint désormais dans notre souvenir, avec celui de ses parents, morts à
Auschwitz.
Aujourd’hui, la Nation tout entière réunie honore Raymond Aubrac, avec un cœur lourd, mais aussi plein de reconnaissance; d’abord, parce qu’il a lui aussi risqué sa
vie, tant de fois, pour la France, mais aussi parce que la Résistance dit adieu ce matin à l’un de ses fils les plus illustres, les plus courageux et les plus fidèles à son héritage.
La vie de Raymond Aubrac fut riche d’expériences incroyablement diverses, en France et dans ce que l’on appelait le « Tiers monde », guidée toujours par les valeurs
qui fondèrent son engagement dans la Résistance lorsqu’il n’avait que vingt six ans.
Cet engagement qui vient de nous être rappelé, comme ceux qui suivirent pendant les quelques soixante dix ans écoulés depuis la Libération, c’est De Gaulle lui même qui l’a le mieux résumé dans une dédicace rédigée lorsqu’il visita Marseille libérée: « A Raymond Aubrac, qui a tant fait dans la lutte et qu’il lui faut tant et tant faire dans la Rénovation ». Le programme était tracé, il fut rempli, au delà sans doute de ce que De Gaulle imaginait. Comme tant d’autres Résistants, Raymond Aubrac s’était engagé dans la lutte clandestine pour libérer la Patrie ; comme pour d’autres, son but était l’écrasement du nazisme et de sa folie antisémite. Mais Raymond Aubrac s’engagea aussi avec la volonté de construire, ensuite, une France plus juste et un monde plus humain. Ce fut la tâche qu‘il s‘assigna, jusqu‘à sa mort.
Après le Commissariat de la République à Marseille, où ne manquèrent ni les problèmes ni les embûches politiques, il fut chargé, comme il vient d’être rappelé, du déminage de la France, tâche sans gloire, écrira -t-il, mais préalable indispensable à la reconstruction du pays.
On proposa ensuite à Raymond Aubrac des fonctions administratives au sein de corps d’inspection prestigieux qu’il dédaigna. Alors dans sa trentaine, il souhaitait agir et accomplir sa vocation d’ingénieur des Ponts. Avec des amis que la terminologie de l’époque qualifiait de « compagnons de route » du Parti communiste, il créa un bureau d’études spécialisé dans les infrastructures et la construction, auquel il consacra dix ans, jusqu’en 1958. Il travailla souvent avec des municipalités communistes qui devaient reconstruire équipements et logements, puis avec les nouvelles démocraties populaires dévastées par la guerre. Des amitiés se nouèrent ou se renouèrent, ainsi avec Arthur London qui, libéré en 1956, lui fit le récit des procès et des prisons staliniens. Raymond Aubrac découvrit alors la réalité du « socialisme réel », puis s’éloigna du bureau d’études qu’il avait créé, pour consacrer désormais sa vie au développement du Tiers Monde et à la lutte contre la faim.
C’est le Maroc qui venait d’accéder à l’indépendance, qu’il choisit au début de 1958, pour devenir le conseiller du Ministre de l’économie. Il comprit d’emblée que, l’ère du protectorat étant close, sa tâche consistait à guider et soutenir l’effort de développement, sans interférer dans les choix politiques des nouveaux responsables, et en préparant la relève par des cadres marocains. Son goût de l’action et ses talents d’ingénieur se donnèrent libre cours: il créa un Office national des Irrigations, dont il fut le Secrétaire général et mit sur pied l’industrie sucrière marocaine.
Son action fut remarquée par le Directeur général de la F.A.O. qui, en 1963, lui demanda de rejoindre l’organisation internationale à Rome. Il en devint le directeur administratif et financier. C’est alors qu’explorant les voies d’une mission internationale, je lui rendis visite pour la première fois. La F.A.O. l’avait mis en contact avec le Directeur de la Banque mondiale, Robert Mac Namara, le Secrétaire à la défense de la guerre du Vietnam jusqu’en 1967. Sa présence à Rome l’avait rapproché du Vatican: il put ainsi jouer un rôle capital lorsque l’heure fut venue d’œuvrer pour la paix au Vietnam.
Le Vietnam fut pour Raymond Aubrac une longue aventure et une constante passion. En juillet 1.946, lui et Lucie furent conviés à rencontrer Ho Chi Minh venu à Paris pour tenter de construire, après la défaite japonaise, un Vietnam libre associé à l’Union française, tel que l’imaginaient aussi Leclerc et Jean Sainteny. L’occasion, on le sait, fut manquée et une guerre, qui était évitable, s’ensuivit. Mais Raymond Aubrac noua alors avec les Vietnamiens, et d’abord avec Ho Chi Minh, une amitié qui ne s’acheva qu’avec la mort. Ho Chi Minh avait eu connaissance de l’action menée à Marseille par Raymond Aubrac en faveur des Vietnamiens amenés en Métropole en 1939 pour remplacer la main d’œuvre mobilisée, et que Vichy avait ensuite internés dans des camps. Il s’invita pendant six semaines dans la maison familiale des Aubrac et souhaita, en toute laïcité, être le parrain d’Élisabeth, née pendant son séjour.
La décolonisation divisa les Résistants: il y eut ceux pour qui le rang retrouvé par la France après l’humiliation de 1940 impliquait le maintien de son empire colonial, et ceux qui jugèrent que l’idéal libérateur de la Résistance devait entraîner la libération des peuples colonisés. Le choix de Raymond Aubrac fut, comme l’avait montré sa mission marocaine, sans équivoque. Connaissant à la fois les liens qu’il avait noués avec les dirigeants Nord-vietnamiens et le souvenir heureux, qu’il avait gardé de son séjour d’étudiant à Harvard, les américains lui demandèrent, en 1967, de tenter les premières approches pour une négociation de paix. Raymond Aubrac commença alors de très nombreuses navettes entre Rome, Paris, Washington, où Henry Kissinger était son correspondant, et Hanoï, qu’on ne pouvait alors rallier qu’en plusieurs jours, via Pnom Penh, en utilisant un vol hebdomadaire maintenu depuis les accords de Genève de 1954. Le but était alors de stopper les bombardements américains sur le Nord Vietnam. La négociation échoua, les bombardements, un temps ralentis, reprirent, la guerre s’accentua, emportant le Cambodge dans la tourmente.
Cinq ans plus tard, alors que les négociations de paix se traînaient à Paris, les chefs militaires américains conçurent le projet insensé de bombarder les digues qui protégeaient les villages de la plaine du fleuve rouge. Informé, Raymond Aubrac prit contact avec le Secrétaire d’État du Pape Paul VI, Monseigneur Villot, ancien archevêque de Lyon. Immédiatement convaincu qu’il fallait agir, le Cardinal lui demanda de préparer un texte avec la Curie; ce texte, lu par le Pape le dimanche 9 juillet devant la foule réunie place Saint Pierre, convainquit le Président Nixon que le projet de ses militaires devait être abandonné.
La paix enfin revenue au Vietnam, Raymond Aubrac se dépensa pour que toutes les agences de l’O.N.U. concourent à la reconstruction du pays. En mai 1975, reçu à la banque mondiale par Robert Mac Namara, il lui transmit un message du premier Ministre Pham Van Dong : la guerre était terminée, mais des milliers de Vietnamiens étaient chaque jour victimes des mines posées partout dans les campagnes du sud par les Américains. Si ceux-ci consentaient à transmettre à leurs anciens ennemis leurs plans des champs de mines, le déminage pourrait être effectué rapidement et efficacement, épargnant aux populations morts et mutilations. Mac Namara parut profondément bouleversé par le plaidoyer de Raymond Aubrac et répondit que, bien qu’il n’appartint plus au gouvernement des Etats Unis, il prendrait contact avec le Pentagone. Quelques semaines plus tard, les Vietnamiens reçurent, secrètement, les plans qu’ils désiraient.
En 1976, l’âge mit un terme à la carrière professionnelle de Raymond Aubrac. Mais pour un Homme comme lui, l’action ne pouvait s’arrêter là. Curieux de tout, accueillant à tous, avec son extrême gentillesse, et un sourire plein d’une malice distanciée, il était toujours disponible pour la tâche de transmission qui nous incombe désormais. Transmission à sa famille d’abord, dont je sais combien tous sont fiers d’avoir eu les parents et les grands parents qui furent les leurs, et qui sont fidèles à l’héritage de valeurs et d’engagement qu‘ils ont reçu: c‘est à ses petits enfants que Raymond Aubrac dédia ses mémoires et son dernier livre, écrit avec Renaud Hellfer-Aubrac, porte le titre symbolique de « passage de témoin ». Transmission aussi, par la Fondation de la Résistance dont il fut, avec Lucie un des fondateurs et un donateur. C’est à la Fondation que furent versées les sommes dues à Lucie pour le travail accompli pour le film qui lui fut consacré, puis les indemnités obtenues lors du jugement condamnant un prétendu historien qui avait accusé Raymond d’avoir trahi Jean Moulin à Caluire. Lucie me dit alors: « ce n’est pas aujourd’hui que nous allons gagner de l’argent avec la Résistance ». L’âge n’empêcha jamais Raymond Aubrac de rester en éveil et de poursuivre avec Lucie, puis seul, le combat pour les causes qui avaient nourri les engagements de toute sa vie. Jamais confiné dans le ressassement de ses actions dans la Résistance, il ne s’intéressait qu’à l’avenir, donc à la jeunesse qui en serait responsable.
Contre les menaces de retour de la bête immonde du racisme, pour la défense des valeurs de la Résistance et contre ceux qui souhaitent en finir avec elles et avec leur expression la plus forte, fondement, depuis près de soixante dix ans, de notre pacte national, le programme du C.N.R., on savait que Raymond Aubrac était toujours à nos côtés. Notre monde est loin d’avoir accompli les espoirs de la Résistance, et nous aurions tant besoin, cher Raymond, que vous nous accompagniez encore. Vous nous laissez l’exemple de votre vie, de vos engagements, de votre idéal; nous tenterons de nous en inspirer et d’y rester fidèles. En vous disant adieu, un seul mot me vient sur les lèvres : merci Raymond Aubrac.
PORTRAIT
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Antoine Smeyers (53 ans)
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En 1983, Antoine Smeyers exerce ses fonctions de policier à l’aéroport d’Orly quand une vague d’attentats assez meurtrière frappe le pays. Le déclic s’opère véritablement à 14 h 10, le 15 juillet 1986, quand une bombe explose au comptoir de la Turkish Airlines dans la zone 2 de l’aéroport. Un an plus tard, après avoir suivi une formation en partie dispensée par les démineurs de la sécurité civile de Paris, le jeune policier retire définitivement son uniforme et intègre aussitôt le centre de déminage d’Arras.
> Une carrière explosive…
- Après vingt-cinq ans de carrière, Antoine Smeyers ne compte plus le nombre d’interventions effectuées. Il faut dire que, dans la région, le travail ne manque pas : « On reçoit en moyenne entre
2 000 et 2 500 demandes de ramassage par an ce qui représente environ 150 tonnes de munitions qu’il faut évacuer puis transporter sur un terrain militaire en vue d’une destruction en toute
sécurité. »
Même si plus de 200 tonnes d’explosifs en tous genres ont encore été récoltés dans la région par les différentes équipes du centre de déminage d’Arras l’an dernier, « chaque cas est particulier
et chaque intervention est totalement différente de la précédente ». Le métier nécessite en effet une véritable faculté d’adaptation ce qui explique notamment qu’une intervention commence
systématiquement par « une analyse approfondie de la situation. On ne fait jamais rien sans s’être concertés avec notre binôme. »
> Déminer n’est pas jouer
- Pour les démineurs, le risque zéro n’existe pas. En effet, il ne faut jamais perdre de vue que ces explosifs ont été conçus pour tuer. « Même après de longues années passées sous terre, un
obus, une mine ou une grenade sont aussi dangereux qu’au premier jour », explique-t-il. Ainsi, au contact d’une munition de guerre ou d’un engin explosif, impossible de tricher.
Ce qui fait la force d’un démineur, c’est le juste équilibre entre l’assurance d’une technique parfaitement maîtrisée et le détachement face aux risques. Comme il l’explique, « il ne s’agit pas
de banaliser le danger mais simplement de mieux l’appréhender ». Antoine Smeyers reste en effet très pragmatique : « Quand on arrive sur un lieu d’intervention, les gens nous accueillent souvent
comme leurs sauveurs. Mais nous ne sommes pas des surhommes ! C’est vrai qu’on exerce un métier assez particulier mais il faut savoir rester humble ! »
Après vingt-cinq ans de bons et loyaux services, l’heure de la retraite approche à grands pas. Même s’il avoue en rigolant qu’il a quelquefois mal aux articulations en descendant du 4x4, il ne
compte pas raccrocher tout de suite et envisage même de prolonger sa carrière aussi longtemps que possible.
D’ailleurs, ce passionné entend bien poursuivre sa mission de formation auprès des recrues. « J’ai vraiment envie de partager mes compétences avec de jeunes collègues. D’ailleurs, si je n’avais
qu’un seul conseil à leur donner, ce serait de ne pas s’emballer. Il faut savoir prendre le temps d’analyser une situation avant de foncer tête baissée ! C’est bien de prendre des initiatives
mais rien ne vaut l’expérience des anciens ! »
PORTRAIT
Doyen des démineurs militaires, le major Philippe Despret a sillonné le monde pour dépolluer les zones de conflits. Bientôt à la retraite, il compte cependant poursuivre sa mission de formation auprès des jeunes.
L’homme est grand et sec. Son sourire, lui, est large et avenant. Le major Philippe Despret, 57 ans, a passé ces trente-six dernières années dans le déminage. Engagé dans l’armée de l’Air en 1972, à 17 ans et demi, il raconte avec bonheur : « je rêvais d’aventure et de grands horizons ! » Quatre ans plus tard, il faisait partie de la première promotion de stagiaires démineurs des armées. Cela fait de lui, aujourd’hui, le doyen des militaires démineurs, toutes armées confondues. « Son engagement à promouvoir les unités et les démineurs de l’armée de l’Air, mais aussi des autres armées, est permanent. Il est l’un des sous-officiers les plus décorés et récompensés de l’armée de l’Air », déclare avec fierté son adjoint, l’adjudant Guy.
Passionné malgré les risques
La carrière embrassée par le major Despret est dangereuse, comme le montre ce 22 avril 1995 à Sarajevo. « Mon équipe, à qui je donnais les dernières consignes, était en train de neutraliser un obus de 90 quand celui-ci a explosé. Certains de mes camarades sont morts sur le coup, moi j’ai eu de la chance, confesse le sous-officier. Malgré l’intensité du choc, je ne me suis pas évanoui et d’après ce que l’on m’a raconté, j’étais d’abord préoccupé par l’état d’un de mes camarades, papa depuis la veille, qui heureusement était sain et sauf. Puis je me suis rendu compte qu’il me manquait un morceau de la jambe droite… » Polycriblé et amputé de la jambe, Phiphi, comme l’appelle son entourage, a passé douze mois de convalescence aux Invalides. « Certes, je boite, mais j’ai été si bien entouré que je ne considère pas cet accident comme un mauvais souvenir. J’ai même quitté l’Institut en pleurant ! Mon seul regret est de ne plus pouvoir partir en opérations extérieures… » En effet, pendant plus de dix ans, de la Mauritanie au Tchad, en passant par l’ex-Yougoslavie, le major Despret a sillonné le monde pour déminer les zones de conflits. Spécialiste Nedex (neutralisation, enlèvement et destruction d’engins explosifs) depuis 1976, le démineur commande le Grin (Groupe d’intervention Nedex) de Salon-de-Provence depuis 1997 malgré une invalidité de 100 %. « C’est l’une de mes plus grandes fiertés ! Je suis rentré dans l’armée persuadé de terminer à 47 ans et dans le meilleur des cas, chef de service. C’est donc au-delà de mes espérances ! J’ai vécu une véritable passion pour mon métier. Mon parcours est jalonné d’une multitude de bons souvenirs ! J’ai fait des rencontres extraordinaires et vécu des amitiés peu communes… » Après quatre décennies de service, la retraite arrive pour ce sous-officier qui a parfois roulé sa bosse sur l’avant-scène de l’actualité… Cet homme actif aborde cette transition avec un pincement au cœur. « Mon avenir sera toujours lié à l’armée de l’Air et au déminage. Je compte bien continuer à m’investir auprès des jeunes démineurs. Évidemment, je poursuivrai mon engagement associatif au profit des blessés et des invalides de guerre, confie-t-il. Et le plus important pour moi sera de voir grandir mes quatre petits-enfants ! »
Portrait réalisé en mars 2011 par le capitaine Anne-Lise Llouquet
Dépollution Pyrotechnique
Déminage Humanitaire
Soutien à l’action contre les mines - rôle en matière de déminage et d’aide aux victimes
Portail Humanitaire A.S.A.H. - Ressources - Le déminage
Une base de données source d'informations et d'échanges pour le monde associatif et les ONG. Un portail collaboratif consacré à l' humanitaire, à l'aide ...
Connaître les moyens de déminage mécanique (ANDH)
On peut regretter l'absence de la présentation du DIGGER
Sécurité sur un chantier de déminage (ANDH)
Syndicats
Résultats des élections du CHSCT Déminage
CHSCT DEMINAGE: Elections le 27 février 2012
Profession de foi FO Unite Police
DÉMINAGE : ÉLECTION CHSCT SPÉCIAL
Nouveaux référents UNSA
Déminage :UNSA Compte-rendu d'audience DGSCGC
Déminage : nouveau représentant Sud-ouest
Europe
Bombe de 4000 lbs à Coblence décembre 2011
Strike après bombardement
Bombe dans le Rhin: 45'000 personnes évacuées à Koblenz
Procédure interessante dans le cadre d'une intervention en milieu aquatique de faible profondeur.
Evacuation sur 1800 mètres
Amorçages classiques et en bon état de conservation.
La neutralisation ne présente pas de difficultés particulières.
Débombage en 1914 par le LCCP
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Prochainement:
Historique du Service des Explosifs du LCPP
LE DEMINAGE EN 1945
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Dépollution pyrotechnique: précisions
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Lettre N°27 de juillet 2011
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DEMINEX
TERRES D'AVANT GUERRE



